Colloque sur l’Ethique en archéologie, Paris, 25 et 26 mai 2018.

Qu’est-ce que l’éthique et en quoi les archéologues sont-ils concernés ?

L’éthique appliquée à l’archéologie est une façon de nous comporter vis à vis de notre objet d’étude, de nos pairs et des différents acteurs avec lesquels nous sommes amenés à interagir (hommes politiques, journalistes, populations voisines des sites, grand public). Une pratique professionnelle éthique requiert un questionnement réflexif, depuis l’élaboration des problématiques de recherche jusqu’à la publication et la médiatisation des résultats, en passant par le processus de fouille.

Les archéologues sont aujourd’hui confrontés à de nombreuses questions éthiques dans leur pratique quotidienne : contextes difficiles (dictature, guerre, pauvreté, territoires revendiqués), contraintes économiques, (dé)réglementations de l’archéologie et concurrence, archéologie funéraire, relation entre archéologues et populations autochtones ou locales, relation entre archéologues professionnels et archéologues amateurs, bonnes pratiques de publication, médiatisation des résultats, etc.

Il paraît essentiel de réfléchir sur notre profession, notre statut et notre position en tant que profession culturelle et scientifique dans le monde actuel. Les archéologues anglo-saxons semblent davantage sensibilisés à l’éthique mais leur approche est propre à leur histoire et ne peut être transposée telle quelle dans tous les pays.

En effet, dans beaucoup de pays européens l’archéologie est marquée par des traditions nationales diverses, que ce soit dans les relations avec les communautés, la déréglementation ou encore le statut des religions. Ces trois points permettent de penser qu’il serait légitime de développer une approche spécifique de ces questionnements en France et en Europe, afin d’apporter une autre vision de l’éthique en archéologie. Ces deux journées de conférence et de discussions sont un premier pas ; elles visent tout d’abord à montrer l’importance de l’éthique en archéologie en présentant la variété des sujets à traiter et, d’autre part, à faire émerger de nouveaux questionnements et de nouvelles réponses parmi les chercheurs et les étudiants.

Les présentations peuvent être soumises en Français ou en Anglais. Ce colloque fera l’objet d’une publication dans un numéro spécial de la revue Bioéthique Online. Une exposition sur le sexisme en archéologie sera en cours dans les locaux de l’INHA et sera accessible lors des pauses du colloque. Elle regroupera des témoignages d’archéologues (textes courts), illustrés par un dessin.

 

 

Vous trouverez le programme et la fiche d’inscription sur le site web du colloque: https://archeoethique.wixsite.com/colloque. L’inscription est nécessaire et gratuite.

 

 

Liste des thèmes abordés:

I. Une éthique propre à l’archéologie ?

II. À qui appartient le patrimoine archéologique ?
• Quelles relations entre les archéologues et les populations locales ?
• Pillage du patrimoine et traitement des données grises : Quelle(s) attitude(s) adopter ?
• Fouilles de sépultures et gestion des restes humains : entre science archéologique, sensibilités, croyances et laïcité

III. Les tensions entre l’éthique scientifique et les contraintes professionnelles

IV. Archéologie et construction identitaire. Comment réagir face à la récupération idéologique des résultats de la recherche archéologique ?

Merci à vous,
Bien cordialement,

Les organisatrices
Béline Pasquini & Ségolène Vandevelde
Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne
UMR 7041 ArScAn
https://archeoethique.wixsite.com/colloque

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