Le sida, France 2019 : des changements par rapport à ce qu’en disaient en 1999 des élèves de 1ère ?

 Le sida n’est pas éradiqué, malgré les moyens mis en place…

 

Il m’a semblé intéressant de mettre sur ce site le travail que j’avais fait avec des élèves de 1ère S en 1999 alors qu’on commençait à mettre en place des moyens de prévention audiovisuelle destinés en priorité aux jeunes. Leur jugement sur les projets qu’on leur avait proposés a-t-il été suivi d’effet ? Leurs suggestions ont-elles trouvé une oreille attentive chez les professionnels de santé et chez les professionnels de la communication ? Ce travail date déjà de dix-neuf ans : je ne dis pas que tout y est encore valable, mais je crois qu’il faudrait recommencer quelque chose de similaire et en tenir compte.

La Journée anti-sida  1999 s’était déroulée en deux temps
1°) visite/test  sur les clips ( en cours de choix par la Mutualité et les Assurances ) de prévention, suivi d’un compte-rendu écrit individuel et anonyme
2°)  devoir de 4  h sur un texte de W. Rozenbaum
Les deux temps ont été transcrits ici.

Bonne lecture à ceux qui s’intéressent à la prévention et aux jeunes.

Marguerite Champeaux-Rousselot

 

 

Journée anti-sida  1999 :  deux temps

 

1°) visite/test  sur les clips ( en cours de choix par la Mutualité et les Assurances ) de prévention

Public : une classe de 1°S du lycée Cabanis  de Brive, 25 garçons et 2 filles. ( 2 absents)
Lieu : centre culturel avenue de la gare à Brive : salle de cinéma, et salle d’informatique.
Organisateurs : santé scolaire, Mutualité
Participants/intervenants : un écrivain et professeur de cinéma ; deux bénévoles de Entraid’sida, l’infirmière du Lycée, une documentaliste du Lycée, la professeur de Français de la classe.

 

Déroulement de la séance : la classe est divisée en deux groupes qui alternent.

  • Introduction à la vision des campagnes de pub : « connaissez-vous les moyens de ne se préserver du Sida ? » Réponses : «  l’abstinence, le préservatif, ( ) une seringue propre () la confiance dans l’autre () »  Mais ni les mots de fidélité ni de choix  ne sont  venus.
  • Défilement de spots TV européens. ( 45 mn environ)
  • Dialogue   ( un des deux groupes n’a pas su qu’un des animateurs était touché par la maladie  tandis que l’autre a pu longuement en parler avec lui. ) ( 40 mn)
  • Internet   ( 80 mn environ) clips etc.
    Des documents, pins, préservatifs étaient à la disposition des élèves

 

Réflexions spontanées des élèves pendant le dialogue :

 

  • la publicité est assez pudique à l’exception de celle du Danemark.. ell est surtout pudique par rapport à la vérité à faire passer.
  • les campagnes sont chères, donc il faut privilégier la recherche.
  • Il faudrait au moins que dans tous les lycées publics, où ça ne coûte pas cher, il y ait des affiches. Il doit y avoir d’autres endroits pas chers.
  • la dernière campagne à la TV n’est pas connue ni mémorisée.
  • il faudrait montrer des choses plus concrètes.
  • le thème doit être celui de la prévention.
  • il faut montrer un sidéen pour sache ce qu’on évite
  • il faut les mêmes campagnes que la Prévention Routière.
  • il faut mettre des préservatifs dans les dossiers d’information.
  • il faut être bien informé sur les risques sinon on fait n’importe quoi. C’est comme pour le permis : il faut  faire des simulations.
  • il faut distribuer dans le lycée les préservatifs gratuitement.[1]
  • si on banalise, cela tombe dans l’oubli.
  • si on croit qu’il y a des rattrapages, on fait moins attention.

 

Ce qu’ils ont entendu

 

Un bénévole d’Entraid’sida leur a parlé à tous, mais un seul groupe a su qu’il était malade. Ils ont entendu que le malade-sida, qui n’a aucune autre pathologie, et qui est maintenu  en vie par pentathérapie  prend pour 8 000 à 10 000 F de pilules et de médicaments   divers, avec des horaires et diverses complications, des effets secondaires. Que, s’il est hospitalisé, il coûte en 24 heures 3 400 F. Qu’il y a 450  malades dans le Limousin. Qu’il est presque plus difficile de vivre ainsi que si on devait mourir plus vite. Que quand l’espoir du médicament miracle est là, on fait moins attention  et/ou on  a tendance à refuser les soins et les médicaments fastidieux. Que le problème du travail se pose. De l’intégration dans la société, car qui veut embaucher un malade, un simple malade  à vie ?…

 

En classe, libre écriture sur l’après-midi, anonyme.

Consignes : dites ce que vous en avez pensé ; donnez des conseils aux concepteurs de campagnes de santé.

Retranscription intégrale telle quelle ( sauf les fautes d’orthographe ) : une personne entre les séquences de points. Puis synthèse.

 

Retranscription :

………………

Il faudrait  faire un documentaire qui montre la vie des malades dans les hôpitaux
Il faudrait faire un document qui explique la vie de tous les jours d’un malade du sida.

………………

Danemark’s pub
Campagnes pas percutantes
Préservatif féminin
Pubs sales
Journée intéressante
Internet
+ forum

………………

Parler avec des malades atteints du sida
Savoir comment ils vivent la maladie
Voir les différentes publicités sur le sida  de différents pays
Connaître les différents moyens de contraception.

………………

L’après-midi fut séparée en deux parties. La première basée sur le dialogue  nous a permis de réfléchir et d’échanger des idées sur des spots publicitaires de différents pays.
On a pu voir les différentes façons de traiter le problème en dédramatisant ou en lui donnant de l’ampleur.
La seconde partie, basée sur la recherche sur Internet, fut plus ennuyeuse que la première malgré  que l’on a pu répondre  aux réflexions d’autres intéressantes.
………………

Propagande de prévention :    plus d’actualité pour des projets?
pas assez touchantes et explicatives
nouveau préservatif féminin
Thérapies
Voyage sur Internet : définitions trop longues et répétitives
une bonne sensibilisation sur le sujet.

………………

………………..

Le sujet est plus ou moins  tabou suivant le pays ;
C’est bien, que l’on puisse discuter  avec un séropositif car lui seul peut exprimer ses sentiments.
Internet : bien quand on cherche des infos très précises.
On n’attrape pas le sida par la salive  ( à moins d’ingérer douze litres de salive minimum).
………………

Les spots étaient bien, mais jamais vu  ailleurs ( TV)
Spots pour tous les cas.  Problème de censure.
………………

Les moins : sites internet trop encyclopédiques.
ne sont pas attractifs.
Les plus : sites internet accessibles à tous, touchent tout le monde ;
la conférence avec des gens impliqués
………………

Les sites Internet : peu intéressants, trop rébarbatifs,
Spots publicitaires de qualité très variées. certains intéressants comme celui du curé[2].

………………

Vision de différentes publicités classées selon les pays. Grande diversité.
Vision de différents sites sur Internet  selon des approches différentes.
Différentes façons de faire passer les messages ( humour:  Pub avec un prêtre qui donne le préservatif.
Beaucoup de pubs un peu trop bêtes.
………………

Les publicités étrangères permettent de connaître le point de vue des voisins, ce qui nous propose une réflexion sur les attitudes que l’on peut avoir à l’égard du Sida.
………………

Ce qui m’a plu : Parler avec les séropositifs de leur  maladie
les documents donnés
le choc des pubs.
Ce qui ne m’a pas plu : pas assez de temps pour parler
sur internet : on n’ a pas eu le temps de parcourir les sites.
interventions quelque fois soit inutiles soit fausses.

………………

Grandes différences entre les spots ( culture)
Pubs pas assez marquantes ( France)
Distribution de préservatifs.
Forum sur internet.

………………

Spots intéressants à part quelques uns
Les meilleurs sont ceux qui frappent
Réponses aux questions posées intéressantes.
Les sites internet étaient bien, notamment le dialogue avec d’autres personnes.

………………

Spots sur le sida différents selon les pays
Les spots ne visent pas tous la même personne
Informations bien transmises par les organisations.
Nombreux sites sur Internet : moyens de transmission
infos sur la maladie
infos sur le préservatif féminin.
A mon avis, il manque un médecin ou un pharmacien
Pour plus de résultats, faire des campagnes qui heurtent plus la sensibilité;
Aussi possibilité d’intervenir sur Internet.

………………

Le débat avec la personne malade a été très bénéfique, car il a su  nous parler librement.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est sa volonté de vivre et de combattre, malgré tout.
La plupart des sites étaient ennuyeux;
Je pense que le discours avec une personne concernée est très bénéfique. On n’a pas la  même approche de la maladie que lorsqu’on regarde un documentaire.
………………

Internet : plusieurs sites, plus ou moins clairs, mais trop théoriques, ce qui peut rebuter  certains, il faudrait des témoignages sur vidéo ou audio  les accompagnant.
………………

Spots publicitaires : très différents selon les pays : du concret pour le Danemark  à l’abstrait  pour l’Angleterre. Ces campagnes de pub sont très bien faites, mais on ne les voit pratiquement jamais  aux heures de grande écoute  où tout le monde peut les voir.
Débat : très bonne information sur la maladie.

………………

Ce qu’il faut dire :
le sida, c’est dangereux.
c’est difficile de vivre avec
se transmet simplement.
Il faut se protéger.
Cela ne doit pas être un sujet  tabou  comme la sexualité.

………………

Il y a plusieurs sites sur Internet intéressants.
La France est en retard sur les publicités préventives contre le sida. Comment y remédier.
Comment faire pour que les jeunes  soient plus sensibles sur le Sida ?
Comment faire comprendre les conséquences du Sida ?
Il y a plusieurs  moyens médicaux  pour pouvoir se soigner. Les connaissez-vous ?
………………

Internet sur le sida  bien conçu, facile à comprendre  pour toute personne concernée.
Sur Internet, il n’y a pas assez de schémas pour faire comprendre plus rapidement.
Spots : les spots étaient bien, mais pas assez récents  et ne sont pas  assez diffusés ( cinéma, TV)
Il faut  des spots publicitaires qui s’adaptent  à tous les âges ( Il faut qu’ils fassent réagir,et surtout  nous convainquent en nous sensibilisant ).

………………

Il  a manqué qu’une personne atteinte du Sida  nous parle de ce qu’il vit tous les jours pour faire prendre conscience aux jeunes des réels dangers du Sida.
Le dialogue entre les élèves et les organisateurs  après la diffusion des campagnes publicitaires a été une bonne chose, et je l’espère  va permettre aux prochaines campagnes d’être plus adaptées aux réels besoins de la jeunesse.
………………

Pour éviter que les personnes attrapent le sida, il faut mettre en oeuvre des affiches de prévention ou des bandes publicitaires. Ce que j’ai trouvé de mieux comme moyen de prévention, c’est les bandes publicitaires à la TV. Elles  nous montrent vraiment le risque de la maladie. Il y a aussi internet qu’il faut, je pense, utiliser de plus en plus comme moyen d’information. Il faudrait aussi mettre en oeuvre des distributions de préservatifs pour les jeunes qui sont les plus touchés.

………………

Il faut  plus de conférences,  plus de dialogues avec les malades,
il faudrait parler  des moyens de prévention homme mais aussi femme.
Il faut cultiver l’information, mais non la désinformation.

………………

 

Synthèse  des textes rendus ici, en y ajoutant les interventions orales.

 

Les élèves ont surtout été très frappés par la rencontre avec la personne qui vivait le sida, et qui leur a parlé des incidences concrètes de la maladie sur lui-même ou sur la société ( coût en particulier; avenir ).
Ils n’ont pas du tout aimé les pubs avec un humour lourd et  « grunge ». Mais l’humour léger est apprécié ( le prêtre espagnol). Toutefois ils estiment qu’elles ne sont pas percutantes et ne les ont pas marqués.
Celle qui les a le plus frappés,  c’est celle où l’on voit un jeune père qui est atteint du sida ( Kaposi, fauteuil roulant, maigreur ) avec son petit garçon.
Il souhaitent des pubs comme celles de la Prévention Routière actuellement : plus percutantes car réalists ( ils s’imaginent et se projettent dedans ).
Il s ont regretté que ce soit trop court.
Ils veulent des professionnels de santé ou des personnes qui sont passées par là  ou sont dedans.
Les sites internet sont certainement à modifier. Plusieurs de leurs suggestions sont à retenir, je pense, car d’autres élèves risquent d’être encore plus rebutés.

 

Mes impressions

Le langage du professeur n’est pas attendu dans ces cadres-là. Mais ils m’ont remerciée de l’avoir permis.
Il manque un médecin.
Beaucoup d’aspects n’ont pas été abordés.
Je regrette qu’une seule classe ait pu en bénéficier.
Les élèves seraient, selon moi, assez mûrs pour concevoir leurs propres campagnes anti-sida, une fois qu’ils auraient bien pris conscience du problème.
Il semble que le sida ne soit pas un sujet tabou  mais la sexualité oui, sans doute plus.
Il me semble qu’il faudrait les aider à réfléchir  à tout cela et aux choix à faire.
Le contrôle – et  la protection – après un risque est un problème qui n’a pas été évoqué réellement tellement il doit stresser.

 

Epilogue personnel

 

Si une pentathérapie coûte 8 000 F par mois ( par mois !)  à la société  et à vie, rien qu’en pilules et sans parler des maladies annexes, alors, si sur mes 27  élèves un seul échappe au sida grâce à cette après-midi, elle aura été rentable…
Ces 3 heures passées là au lieu de faire notre programme de  Français, ces trois heures qui  représentent beaucoup d’heures de préparation et de présence de plusieurs adultes pour de jeunes inconnus, ces témoignages donnés avec simplicité et courageusement  peuvent éviter le drame du Sida  à  certains  de cette classe… Ce sont des manifestations de la solidarité sociale.
L’idée de certains de faire une exposition pour expliquer cela, de faire des suggestions pour des campagnes mieux perçues va aussi dans ce sens.
Ainsi le risque égoïste est-il dépassé  dans  un sens altruiste.

 

 

Marguerite  Champeaux-Rousselot

 

 

Devoir type Bac 4 heures

Quelques phrases extraites d’un Devoir   type bac ( texte argumentatif) fait  par la même classe,  sur feuille,  en 4 heures, à propos d’un extrait du livre de Willy Rozenbaum :  « La vie est une maladie sexuellement transmissible, constamment mortelle. » 1999

 

Introduction au texte

Le professeur Willy Rozenbaum  est celui qui a découvert en 1981 que certaines maladies s’installaient à cause d’un virus inconnu. Il écrit en 1999 un livre intitulé : « La vie est une maladie sexuellement transmissible, constamment mortelle », dans lequel il décrit  entre autres les changments de société dus à cette nouvelle maladie appelée SIDA.

On ne connaît pas encore totalement  ni ce virus, ni les remèdes, mais Willy Rozenbaum explique  qu’on doit agir avant de tout  en connaître, et aussi agir préventivement au niveau des chercheurs, des médecins, de l’Etat  et… de tout le monde.

 

1°question : Expliquer le sens du mot « voir »

 

« Voir » appartient au champ lexical de la vue et est  différent de « regarder »

Il fallait des symptômes extérieurs visibles ou  qu’on peut apprécier visuellement, constater de visu, des traces apparentes et révélatrices. Des symptômes immédiatement perceptibles.

On  ne peut pas voir une maladie, il faut plutôt dire la détecter.

Percevoir physiquement quelque chose de décelable, palpable, du domaine de tous les sens  plutôt que visuel seulement.

Attente de la manifestation des symptômes comme des preuves irréfutables, attendre que la maladie se déclare.

Voir signifie un « simple constat » car voir n’est pas « regarder »  :  façon péjorative de qualifier les  compétences de la médecine de l’époque, car « voir » n’est pas un terme scientifique et dégrade de cette façon les qualités  en matière de prévention des médecins qui limitent  la médecine à cette pratique.

Ce verbe qualifie la position passive d’une science  a posteriori, d’une médecine à retardement.

 

2°question : Résumer la conception  périmée de la médecine dont Willy Rozenbaum ne veut plus.

 

Les médecins ont actuellement encore plus tendance à guérir qu’à prévenir.

Le comportement paradoxal des hommes qui pensent plus à guérir une maladie  ou à résoudre des problèmes au lieu d’éviter que ces maladies ou ces problèmes apparaissent.

Ne plus porter d’oeillères et ne pas se focaliser sur le seul problème de la guérison.

Une action précoce, même si elle est inutile, est toujours plus raisonnable qu’une action  trop tardive qui ne pourrait d’ailleurs pas parvenir à ses fins.

La médecine n’est pas le Saint Esprit et ne peut pas faire de miracles.

 

3 °question : Par une étude ordonnée des différents aspects des champs lexicaux de la connaissance  et de l’action, mettez en évidente la méthode préconisée par W.Rozenbaum. 

 

Les termes qualifiant les connaissances  montrent qu’elles grandissent, mais ceux de l’action qu’elles permettent alors sont péjoratifs  à cause du fait qu’elle n’a pas été tournée vers la prévention.

Connaissance dans la première moitié du texte, et action dans la seconde.

Si crescendo quand l’action s’étoffe, decrescendo pour montrer que l’importance des connaissances décroît relativement à l’urgence.

La recherche est utile pour guérir, mais surtout pour trouver le moyen d’éviter plus de malades à guérir.

On a vite les connaissances suffisantes pour agir, mais il faut que ce soit dans le bon sens.

On trouve dans le texte deux  sortes de connaissance : celle d’autrefois pour laquelle il fallait des éléments visibles ; et celle d’aujourd’hui  pour laquelle  nous savons qu’il faut s’intéresser à ce qui est impalpable.

Et de même, il y a deux  sortes d’actions : celle que W.Rozenbaum juge périmée et qui entraînait des « erreurs » ; et celle qu’il juge bonne, car « stratégique » et d’  « anticipation ».

L’étude des deux champs lexicaux en contrebalance dans le texte.

 

 

 

4°question  : Willy Rozenbaum propose d’agir avant même de connaître tout de la maladie.  Cela sous-entend  un certain type d’actions. Quels types d’action ? Dans quels domaines ?

Mieux vaut prévenir une maladie et ne rien ressentir plutôt que d’être atteint et en souffrir, et même souffrir du traitement curatif , ou mourir.

Il demande à chacun de  bien connaître son corps, se protéger ; il demande à la société de bien s’aimer, à la politique de prendre une place dans la prévention des maladies  et à tout le monde de faire attention à la santé publique. Le sida est une maladie qui concerne tout le monde.

Ce qui montre du doigt la bêtise de ceux qui n’utilisent pas le préservatif, c’est qu’ils se croient invincibles, qu’ils n’attraperont pas la maladie, et que, s’ils sont atteints, la médecine fera un miracle pour les guérir et que cela se passera sans problème.

Aujourd’hui, relativement, plus de personnes s’intéresseraient à la grippe qu’au Sida  qui ne se manifeste pas tout de suite, mais lentement, et moins fort que la grippe au début. Le témoignage des personnes atteintes est insuffisant. Nous sommes actuellement dans une société  qui pense plus à l’argent, au temps, au marché, (au plaisir ? ) qu’à la santé.

Les problèmes ne sont pas dus au manque de connaissance en la matière, mais plutôt au manque de volonté de certains.

Une prévention est faite pour choquer les gens  afin qu’on ressente la peur. Fait comprendre des choses qui peuvent aboutir à la mort, elle  joue sur nos sentiments.

La société doit suivre les recommandations des médecins.

Nous nous cachons la vérité  en attendant l’arme qui la guérira. nous nous bandons les yeux.

Les choses simples nous passent devant les yeux.

Selon les personnes malades, il vaut mieux guérir que prévenir. Mais pour Rozenbaum il vaut mieux prévenir et guérir, car sans un travail préalable, la personne ne guérira pas.

Il faut faire des contrôles réguliers.

La personne s’occupe mal d’elle-même. elle attend le dernier moment pour demander conseil au docteur  sur qui repose tout son espoir de guérison.

Une  fois que la personne est   malade, elle a un comportement différent et se sent différente ; même l’attention de l’entourage peut le stresser.

On pense que l’autre sera malade, mais pas soi.

On espère qu’un remède arrivera à temps pour nous ;

On croit qu’il y en a un même s’il n’y en a pas encore. Optimismes trompeurs. Discrétion   des malades.

Conception immature de la part d’un être humain adulte :  c’est comme si on laissait conduire une personne aveugle et qu’on ne lui retirait son permis que lorsqu’elle aurait provoqué quelque chose de grave.

La guérison par des méthodes violentes peut aussi entraîner des effets secondaires.

Que faire puisque il faut qu’il y ait des malades pour que la connaissance de la maladie progresse ?

Il faut que notre stratégie individuelle  et sociale marche ;  la prévention est du ressort de la santé publique.

Trouver pourquoi on est tombé malade est plus simple que de trouver comment marche la maladie ou comment on la guérit, donc il est plus simple d’éviter de tomber malade.

Des questions simples : :si tu fais ca, alors tu risques ca.

Chercher à faire une action sur du long terme plutôt que de rêver d’une réponse magique.

Faire de grandes manifestations culturelles  comme les concerts  ( Solidays),  les albums musicaux ( Solensi) ou les émissions de télévision, pour drainer des fonds pour la recherche.

Organiser des Sidaction  dans le domaine artistique, des opérations  commerciales comme celle du  préservatif à un franc, ou gratuit.

Mettre un préservatif dans la boîte aux lettres : les gens seraient libres de l’utiliser ou non.

Il est plus facile de  garder quelqu’un en bonne santé que de remettre un malade sur pied, et en plus c’est plus sûr !

Il faut soutenir le malade : on est toujours plus fort à plusieurs  que tout seul. C’est ici que la médecine a ses limites, car aider les gens n’est pas accessible qu’aux médecins et nous pouvons aider les malades.

Le sida est une maladie qui a connu son heure de désespoir.

Prévention est mère de sûreté.

Le soutien apporté au moral du malade déclenche des guérisons inattendues. Il  accélère la guérison ; isoler un malade, c’est le condamner.

Lorsqu’on est contaminé, on  ne peut s’en prendre qu’à notre imprévoyance et donc à nous-même.

Les hommes doivent être autonomes et faire des contrôles fréquents. Chacun doit individuellement vérifier si le corps dans lequel on vit fonctionne correctement

La fraternité est une chose qu’il ne  faut pas délaisser  car sans elle la vie pourrait devenir très difficile. Les gens doivent s’entraider, mais  faire attention aux MST. Les gens doivent y penser avant de s’engager.

Sur Terre, l’homme est l’  « animal » le plus intelligent. C’est lui qui acquiert le plus de choses, et le seul qui ne suit pas constamment son instinct. Il développe ses connaissances, donc pourrait chercher  un moyen pour trouver  une maladie chez quelqu’un avant même qu’il ne tombe malade.

Dans les salles d’attente, on pourrait diffuser les vidéos sur les préventions. Tout ceci pourrait permettre d’être actif sans connaître réellement tout de la maladie. L’an 2000 n’est qu’une année de plus depuis la naissance de l’univers, mais  ce serait peut-être pour l’homme le moment de changer sa façon de penser et d’agir.

L’homme manque parfois d’humanité, même lorsque ses proches sont concernés.

L’afflux de connaissances nouvelles n’amène pas toujours à la solution la plus raisonnable.

Faut-il pourtant voir quelqu’un  souffrir à l’agonie ( physiquement  ou moralement )  des effets d’une irresponsabilité humaine pour réagir ?

La pensée de Rozenbaum est  réaliste.

Il revient au même de mener une campagne de prévention contre une maladie  et d’éviter à certaines personnes de l’attraper  que de ne prévenir personne et de guérir les malades.

L’aide humanitaire internationale pour les pays pauvres.

Ne pas résoudre un problème dont on connaît les solutions va à l’encontre  d’une morale scientifique qui est par définition de repousser les  limites de la science. Or c’est se que font certains scientifiques face à certaines pathologies  qui posent problème.

Aujourd’hui les gens ont été habitués à trop de confort, donc ils n’utilisent plus les méthodes de prévention  adaptées et efficaces, croyant que la science, ou plutôt la médecine pourra  les guérir de façon instantanée, ce qui est utopique. La méthode préconisée est donc d’utiliser les moyens actuels certes inconfortables, mais efficaces, plutôt que de ne pas combattre les maladies  dont nous n’avons pas toutes les solutions.

L’abstinence avec une personne séropositive est une forme de rejet, de racisme, puisqu’il existe un moyen de prévention efficace.

Le comportement égoïste et individuel de l’Homme mènera l’humanité  à sa perte.  Car le sida n’est en fait qu’un   problème mondial parmi d’autres et à force de se cacher la vérité pour éviter les problèmes, l’homme ne se soucie plus de rien et là est sa plus grande faute. Si les gens se sentaient concernés par le Sida, il y aurait sans doute moins de séropositifs ; mais le sida n’est pas le seul problème de portée mondiale : la faim dans le monde  est reportée par beaucoup non seulement  sur les populations mais aussi sur les gouvernements…

Les personnes malades accompagnées pourraient donner leur témoignage.  La vie est loin d’être un long fleuve tranquille…

Médecine de précaution.

 

5°question : En l’élargissant si possible à d’autres comportements  et à d’autres maladies,  développez  (et éventuellement si vous êtes d’accord justifiez)  la pensée de W.Rozenbaum.

 

La prévention pour éviter la délinquance, violence, la drogue. Les adultes doivent éduquer correctement leurs enfants.

La délinquance est abordée par une politique anti-délinquants et non  une prévention ; ( prison, peu de réinsertion )

Le délit de grande vitesse n’empêchera pas qu’il y ait eu des morts  et des blessés graves sur la route. L’Allemagne en est la preuve car ses autoroutes n’ont pas de vitesse limitée, et il y a moins de tués qu’en France.

Puisque l’on sait les conséquences engendrées, il faut bannir les causes. Cette stratégie n’est pas la nôtre dans bien des cas : au niveau individuel par exemple, il est plus ancré dans les moeurs  d’aller se faire faire  une ordonnance  par son médecin pour une rhinopharyngite que d’éviter les changements  brusques de température que subit en permanence notre corps   par malveillance de notre part. La politique de santé publique y est pour quelque chose, en prenant par exemple l’exemple beaucoup plus dramatique du cancer  qui est l’une des premières causes des maladies en France :  la prévention contre cette maladie est très peu présente, que ce soit à la TV  ou dans la presse alors que l’on connaît tout  à fait les causes qui pourraient éviter de l’engendrer.

Tout cela nous prouve que notre société n’a pas tellement changé depuis  la médecine dite « périmée »  par W.Rozenbaum.

Pendant les deux dernières décennies de ce siècle, la société dite moderne  brandissant avec fierté ses nouveaux principes face aux problèmes  sociaux n’a jamais cessé de ne donner contre les maladies qu’une copie semblable à celle des siècles  qui l’ont précédée. Le prévention qui encore à notre époque est dérisoire, réglerait les problèmes sociaux qui détruisent une famille, problèmes dont les solutions sont peu encourageantes, longues et dont le manque d’espoir entraîne, conduit les gens à fermer les yeux sur les problèmes qu’ils côtoient au quotidien. En reprenant l’exemple de la délinquance, qui est en ce moment un problème d’actualité,  de nombreuses personnes réfléchissent aux solutions à adopter face aux jeunes délinquants, aux sanctions qui les feraient réfléchir. Mais, en ce qui concerne certains, ce   n’est pas  de leur faute s’ils sont délinquants. Il y a des choses qui les poussent à commettre  ces actes, et c’est là que la prévention doit venir poser des barrières qui empêcheraient d’autres jeunes de connaître le même parcours.

Il en est de même pour la prévention routière qui n’est pas assez  forte et marquante. Les limitations de vitesse et toutes les règles  mises en vigueur  ne sont pas comparables face à un système de prévention qui laisserait dans la tête de chaque automobiliste  le sentiment du danger   et qui leur évoquerait toutes les conséquences engendrées.

La prévention est peut-être à l’heure actuelle une des formes de « soins » les plus neuves car elle n’est pas rentrée  encore dans les moeurs, mais c’est sûrement la plus efficace.

Inconséquence humaine ; les gens attendent une réponse magique alors qu’ils  auraient pu éviter de recourir à de telles méthodes en pensant que la vie est un bien précieux.

Dans notre monde la prévention est bien plus facile qu’autrefois grâce à la  communication.

Lire La vie à reculons, de Gudule.

L ’approche réaliste, c’est la prévention.

Une bonne prévention pour la route permet d’éviter les  accidents, les paralysies, et la mort simplement en les racontant.

La  prévention routière, la TV, et le permis  : voici les lieux où faire de la prévention contre l’alcool au volant.

Pour prévenir la délinquance,  il faut occuper les jeunes.  La prévention plutôt que la répression.

La vache folle : n’est-ce pas un autre moment où l’Etat ou nous-mêmes faisons mal la prévention ou la précaution ?

Et le nucléaire  : Tchernobyl est-il suffisant pour nous faire réfléchir ? ou trop loin de nous ? trop peu visible ? Faut-il qu’il éclate sur nous ?

Et le transgénique, les   OGM ne sont-ils pas d’autres exemples ?

Et le danger éventuel du téléphone portable ?.

Le tabac :  ne sommes-nous. pas avec les mêmes comportement individuels ou au niveau de l’Etat que pour le Sida ( à part que le tabac a l’air de rapporter un peu  à l’Etat )

Les radars préventifs sur les routes,  les visites de contrôle…

Il faut habituer les gens à devenir plus responsables,  et à prendre conscience des dangers de la vie : ainsi, c’est au plus jeune âge que l’on apprend aux enfants à devenir adultes.

La prévention marche dans tous les domaines. Un exemple : celui de la lecture. Plus un enfant apprend à lire jeune, plus il lira bien adulte.

La prévention est essentielle au bon fonctionnement de notre civilisation.  Il faut donc donner maintenant un peu de nous pour faire évoluer cet esprit d’anticipation.

Informer aussi vite qu’on découvre.

Tuberculose s’attrape aussi   par  contamination :  l’« isolement » est alors  très frustrant pour la personne.

Le délinquant, comme le séropositif,  peut être vu différemment : fautif ou excusable, fautif ou malade. Dans ce cas, tout le monde, quelles  que soit son origine, sa couleur, ses croyances, son aspect physique,  je pense notamment au téléthon, a quelques chose de malade. On peut alors se poser la question  de savoir si la société elle-même dans laquelle nous vivons n’est pas malade.

Nous détenons l’avenir de la maladie.

Deux mots d’ordre : « prévenir » et « agir ».

Les maladies subies par notre société sont à éradiquer.

Les maladies sont un problème de tous les hommes  : la société, qui est concernée, les médecins qui cherchent les vaccins. Peut-être la société est malade : ce serait elle qu’il faudrait guérir avant tout. Le seul domaine où l’on peut agir  efficacement sans pour autant  connaître la maladie est le social. Il faut soutenir les victimes.

Certes on a envie de guérir les malades atteints, mais prévenir les autres est bien aussi.

Réflexions personnelles :

Pourquoi ne pas mettre dans le programme de Français la possibilité – ou le devoir-  de choisir un problème de société et de travailler dessus ? ( Cela serait plus utile que la stricte capacité  d’invention inutile qui n’est pas à supprimer non plus totalement bien sûr ! )  Moi, j’y passerais volontiers plus de temps, mais c’est hors de mon programme et mes élèves peuvent être pénalisés de fait lors de leur Bac si je vais plus vite pour ce qui est strict programme qu’ils présenteront au bac.

 

 

Marguerite Champeaux-Rousselot, 1999

[1]Entendant cela,  un adulte présent a demandé s’il fallait aussi donner les permis de conduire gratuitement et à tous.

[2]qui donne en passant un préservatif à deux jeunes qui s’embrassent (Espagne)

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