Notre cathédrale en flammes…

Notre-Dame de Paris : la flèche disparue, avec la croix et le coq

Perte terrible que celle subie par notre église cathédrale, Notre-Dame de Paris.

C’est quand elle vient à manquer que la richesse de ce qui était si habituel, presque sous-entendu, se révèle.

Le bâtiment appartient  à tous en France, mais sa destruction partielle montre bien qu’il n’était pas qu’une beauté matérielle française historique du passé à admirer.

Comme toute tradition vivante qui se construit sans cesse, il serait bon que, à travers sa reconstruction partielle, Notre-Dame signifie aussi la vie chrétienne d’aujourd’hui en France et puisse la nourrir. Là comme ailleurs, une crise peut être une  chance à saisir. Les chrétiens sont évidemment très concernés.

Pour reconstruire, nous aurons la chance d’être en dette vis à vis  des contributions de croyants et non-croyants du monde entier qui nous ont fait confiance ! Quel dynamisme cela nous donne… Leur générosité est un signe, un encouragement : ils espèrent dans les réformes que l’Eglise institution  mène pour être plus fidèle  à celui qui en est la fondation.

Nous avons déjà les fonds donnés même par des étrangers et des français, des petits et des grands, des exclus et des baptisés…

Il me semble que cela nous indique de façon inattendue, inespérée,  une voie de réflexion sur ce qui portera le projet de reconstruction…

En réponse  à leur signal donné implicitement, à leur attente, à leur appel, nous pouvons souhaiter reconstruire, mais avec nos valeurs chrétiennes d’aujourd’hui, en les accordant à l’Évangile.

Par exemple …

Je rêve d’une nouvelle flèche très épurée, en verre et métal ajouré. Elle pourrait faire ou non, un puits de lumière dans la cathédrale : il ne faut pas « tuer » les vitraux.  Une partie des statues sauvées et autres éléments à sauvegarder. seront sans doute , de toute façon, dans un Musée : cet événement va susciter une réflexion  sur tous les monuments au sens large à préserver.

Le toit serait, sur toute sa surface, couvert de panneaux solaires (il en est qui sont très sobres et pourraient accompagner la flèche dans un mariage de noir et de verre). L’énergie ainsi produite (don du soleil à la Terre) permettrait de pourvoir aux besoins de la cathédrale, mais aussi, en cas d’excédents et de façon directe ou indirecte, de répondre aux besoins de personnes démunies, cœur battant, elles aussi, de Paris.

La flèche construite par Viollet-le-Duc donnait à la cathédrale son élancement inimitable, connu dans le monde entier. Elle était surmontée d’une croix, et de la girouette traditionnelle constituée d’un coq contenant, ce que peu de gens savaient,  une sainte Épine et les reliques des saints patrons de Paris, Geneviève et Denis.

Qu’on remette ou non ces deux éléments ou des éléments semblables,  riches de significations, on pourrait y ajouter un troisième  : je ne sais quel genre de symbole suggérer aux Viollet-le-Duc d’aujourd’hui pour porter tout en haut un Évangile plein d’humanité :  mon idée serait une colombe…

Et si cela faisait l’objet d’une grande consultation? Un grand débat pour Notre-Dame, afin que ceux qui souhaitent contribuer à sa renaissance, du monde entier, puissent le faire aussi en idées vives.

Marguerite Champeaux-Rousselot       ( 16 avril 2019; 19 avril 2019)

J’ai publié cet article le mardi 16 au matin, mais le 16 après-midi on a retrouvé le coq , intact ou presque ! et les fonds ont commencé, dit-on,  à arriver en masse …

 

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