L’Epître aux Hébreux : un texte complexe, source  d’erreurs s’il n’est pas contextualisé (Marguerite Champeaux-Rousselot)

L'Epître aux Hébreux a été rédigée avec un objectif défini en fonction d'une époque : que les disciples de Jésus ne créent pas un nouveau clergé de sacrificateurs. Pour ce faire, son auteur (inconnu) voulait insister sur le fait que Jésus a aboli la nécessité des « sacrifices ». Mais l'auteur a si longuement décrit le sacrifice parfait qu’a offert Jésus à Dieu que certains y trouvent des arguments pour insister sur le fait que ce sont la mort et les souffrances de Jésus qui ont été agréables à Dieu. Cet article recontextualise la Lettre, lui redonne son actualité d’alors et en éclaire la lecture pour une théologie et une pastorale d’aujourd’hui.

Faut-il continuer à se référer au « sacrifice » de Melchisedek  comme à un modèle ? (Marguerite Champeaux-Rousselot)

A chaque messe, depuis des siècles des chrétiens mentionnent Melchisédech à la messe et nous sommes ainsi habitués à considérer que Dieu se plaît à ces sacrifices, que nous avons donc besoin de lui en présenter, en tâchant de ressembler à Abel, Abraham et Melchisedek. Nous réfléchissons pour notre aujourd’hui à la notion du sacrifice et à la place du prêtre en nous occupant plus spécialement de la figure de Melchisedek. Qui était-il lors de sa rencontre avec Abraham ? Comment est-il transformé dans un court passage de psaume ? Dans l’Epitre aux Hébreux : attention aux contresens ! Cette épitre explique que Jésus a accompli « le sacrifice » une fois pour toutes et qu’on n’a plus besoin de le refaire, et donc qu’il est inutile et impossible qu’il y ait des prêtres parmi les chrétiens comme il y en avait pour le peuple hébreu. Ensuite, nous reviendrons à l’Evangile : pour Jésus, Melchisedek est-il un exemple ? Au Moyen-Age, par exemple, qu’a-t-on fait de cette figure pittoresque ? De nos jours, en ces temps de guerres, quelles leçons, valables pour tous, croyants et non-croyants, pouvons-nous en tirer ? Et sur un plan très général, comment tirer d’un texte traditionnel, de l’utile de ce qui nous semble périmé car ancien, ou du vivant de qui nous semble intouchable car sacro-saint ?

SACRÉ/ SAINT  PRÊTRE/TOUS, interview de Mgr Albert Rouet par Bertrand Revillon

La différence entre Sacré et Saint nous permet de nous orienter dans nos priorités, à la lumière de l'Evangile. Une explication simple et éclairante de Mgr. Albert Rouet

Querida Amazonia… et réflexion sur le cléricalisme, par Jean-Luc Lecat (2020-02-24)

Dans "L’Esprit du christianisme," Joseph Moingt critique certaines tendances de l’Église pour leur attachement rigide à une tradition qui ne correspond qu’à une certaine période; Il souligne l'importance de réexaminer la révélation divine et d'accepter des vérités historiques. Il appelle à une renaissance du christianisme axée sur l'humanisme, en se détachant de dogmes trop souvent liés partiellement à des circonstances ; il s’agit de tenir compte de la dignité et de la liberté humaines.

« Célébrer pour faire Église » : une liturgie vivifiante et vivante

Dans cet article J. Pierron se réfère à l'église Saint-Merri (ou Saint-Merry) de Paris,  près de Beaubourg et de l’Hôtel de Ville,  rue de la Verrerie et rue Saint-Martin,   où une autre façon de célébrer pour faire Église se vit depuis 1975, année où Xavier de Chalendar a eu en charge le projet « d'inventer et d'assurer une nouvelle présence d'Église. »

Les dix derniers siècles de pratique du célibat des prêtres: quel bilan pour quel avenir ? ( 2019-11-04) Marguerite Champeaux-Rousselot

Le célibat des prêtres a correspondu à des besoins d'une époque. Ce qu'une époque a fait une époque, pourquoi les besoins de notre époque ne le modifieraient-ils pas ? Dans quel sens l'Evangile soufflait-il ?

Comment en est-on arrivé à des prêtres catholiques non mariés ? (Marguerite Champeaux-Rousselot)

Au début du christianisme, y avait-il déjà des clercs « chastes » et les autres ? Le Nouveau Testament ne donne guère de préceptes par rapport aux prêtres que Jésus aurait souhaités. Les uns disent qu’ils avaient déjà les caractéristiques d’aujourd’hui et que ces Traditions sont imprescriptibles ; les autres disent qu’elles sont récentes et peuvent encore … Continuer la lecture de Comment en est-on arrivé à des prêtres catholiques non mariés ? (Marguerite Champeaux-Rousselot)

Éclairage critique sur les expressions « un sacerdoce commun » pour des « prêtres, prophètes et rois » ( 2019-01) (Marguerite Champeaux-Rousselot)

La dignité de "prêtres, prophètes et rois" des chrétiens se trouve-t-elle dans l'Evangile ? Dans quel sens entendre le " sacerdoce commun" ?

«Réduction à l’état laïc» : le sens des mots pour la Bonne Nouvelle (Marguerite Champeaux-Rousselot)

Un problème de fond vu ici sous l'angle du langage Une tribune  dans La Croix : « Réduire à l’état laïc », une expression malheureuse et dépassée, par Jean-Charles Descubes, archevêque émérite de Rouen, président de la Fondation Jean Rodhain,  et qui relance d'ailleurs le débat sur le cléricalisme[1],  nous semble être l’occasion pour nous d’une courte … Continuer la lecture de «Réduction à l’état laïc» : le sens des mots pour la Bonne Nouvelle (Marguerite Champeaux-Rousselot)

L’histoire de la notion de « prêtre » peut nous aider à repenser cette notion aujourd’hui (Marguerite Champeaux-Rousselot)

L'Histoire de la notion de "prêtre" peut nous aider à retrouver les orientations proposées par l'Evangile, qui sont étonnement adaptées à notre monde contemporain.